Sporting Cyclo Manissieux


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ALSACE 2015

WEEK END et SEJOURS CLUB

Un week-end club réussi tient à quoi? Un lieu, une organisation, une coordination, ces trois premiers points ont été menés avec maestria par Eric B.. Les autres ingrédients auront été apportés par les participants eux-mêmes et une météo, qui sans être parfaite, aura permis de rouler tous les jours pour ceux qui l'on désiré. L'Alsace, comme lieu pour ce week-end de quatre jours, avait de quoi surprendre. L'adhésion à pourtant été totale, 21 cyclistes sont au rendez-vous, une des plus fortes participations depuis longtemps à ce temps fort de la saison. Orbey, près de Colmar, un centre de vacances, sera notre lieu d'hébergement. La décision de se retrouver au départ pour 13h30, afin de rouler ce jeudi après-midi, nous impose de partir à 7h de l'est-lyonnais. Personne ne manque à l'appel, la prise des chambres se passe très bien, nous sommes tous à pied d'œuvre à l'heure dite... Tous??? Presque tous, Marc M. arrive en catastrophe et dans une panique à peine maitrisée finit de préparer son vélo sous notre regard amusé. Les parcours de notre séjour ont été élaborés par Dominique R., ancien membre du SC Manissieux expatrié en terre alsacienne depuis 10 ans. Mais l’on ne quitte jamais vraiment ce club qu'est le SC Manissieux!! Sur une commande passée par notre Président, Dominique R. nous distille de quoi nous amuser sur ces routes inconnues. Cerise sur le gâteau, il sera des nôtres sur deux des quatre sorties. 13h30, Marc M. est enfin prêt, sauf la tenue qui n'y est pas, un gilet au couleur du club lui est prêté afin que la coordination de nos couleurs soit parfaite. Quelques photos rapidement prisent et c'est le départ.

A peine sortie d'Orbey que nous sommes confrontés à l'exigence du terrain, 10km d'ascension pour fouler l'histoire et se retrouver au Mémorial du Linge, sommet du col du même nom. Il y a pile un siècle, au cours d'assauts meurtriers des centaines de milliers d'hommes se sont étripés, plus de 17000 y ont perdu la vie. Les cimetières et leurs innombrables croix sont les témoins de ces temps terribles. Le groupe est en forme, la bonne humeur prédomine. Nous avons décidé de rouler ensemble pour ce premier jour. Plusieurs crevaisons viendront ponctuer cette sortie. Malgré cela tous rigolent, tous??? Sauf Fred M. qui après deux crevaisons, était prêt à jeter sa roue dans le ravin... 100km et 1700D+, dans les montagnes vosgiennes, c'est le bilan de cette balade. Notre guide local se montre affûté et performant, sait nous faire découvrir sa région d'adoption et ses beautés.

La soirée, sera sous le signe ibérique, enfin c'est la volonté du staff d'animation du centre de vacances. Des petits drapeaux rouges et jaunes pavoisent la salle polyvalente et de la sangria annoncent l'ambiance voulue. Les musiques, elles, sont plus diverses. Une danse des canards fait lever les cyclistes les plus récalcitrants. On voit même un Patrice G., chaud bouillant, exprimer sa joie de se trouver là. Des connaissances se nouent avec les autres groupes présents. Deux ou trois autocars de personnes âgées se montrent sensibles à l'atmosphère festive lancée. Rémi V., Nicolas A. associés au DJ se distinguent. Les talents de danseur de Patrick E. éblouissent l'assemblée.

La météo de la deuxième journée est moins belle, et fractionne le groupe. Une dizaine de cyclistes fait le choix de se confronter à une météo très incertaine. Le parcours leur fera découvrir la route des vins et sera dans un rythme de récupération de la sortie de la veille. Les très beaux villages aux noms très connus des œnologues, ponctueront l'itinéraire. Le retour se fera en ordre dispersé dans la remonté sur Orbey, et surtout sous la pluie.

Cette pluie et la fraicheur accompagnera les autres qui auront fait le choix d'aller découvrir les curiosités touristiques. Le Haut-koenigsbourg, dont le brouillard nous prive d'une vue imprenable sur la plaine alsacienne est la première de la journée. Ce château entièrement restauré au début du XXème siècle, voulu par Guillaume II comme un musée dédié au moyen-âge se montre intéressant. L'après-midi c'est Colmar, ses ruelles, ses maisons à colombage et ses canaux fleuris qui seront découvertes. Tout le groupe se trouve renforcé par la présence des conjointes.

Nouvelle soirée festive, c'est l'anniversaire de Gérard G., 65 ans... L'apéritif est pris en son honneur, avec les bouteilles qu'il a apportées à cet effet. La soirée lui est dédiée, les copains se chargeront de la rentre inoubliable. Comme la veille, le repas sera suivi par des danses échevelées. Les plus ravies sont les femmes du groupe de troisième âge, que se sont trouvées des cavaliers parmi les cyclistes. Gérard fête dignement son anniversaire, et ne se montre pas ingrat avec ces dames. Michel M. m'avouera, le lendemain avoir dansé deux slows avec Nicole (hôtel California, Still loving you). Est- ce ainsi qu'il s'est trouvé si jeune dans les grimpées à venir? Dominique B., notre président, se blesse en voulant se prendre pour une danseuse du Crazy Horse, il faut dire qu'il revient tout juste de parcourir les routes Slovènes (1250km et 14000m D+ en environ 57h).

Cela ne le handicapera pas demain... Le beau temps est annoncé, enfin presque... LA sortie du séjour est prévue, aujourd'hui. 9h, et nous voilà tous partis pour prêt de 150km et plus de 3000m D+, au programme. Notre guide, Dominique R., est de nouveau avec nous. La prudence est de mise lors de la toute première ascension, à la sortie d'Orbey, personne ne sait où il met les roues. On s'attend durant les premiers kilomètres, en sachant bien que les niveaux sont disparates et que les groupes se dessineront bientôt. Une crevaison d'Eric B. sera le prétexte pour le groupe le moins aguerri de partir devant. Après quelques recommandations de notre guide pour ne pas se perdre, on y va... Sauf que les noms ici son en dialecte alsacien, et de ne pas avoir été très concentrés sur les indications du guide, nous a valu de faire 14km de plus, et une traversée de Munster qui n'était pas au programme. Je pense que la volonté de Michel M. de revoir la colonie de son enfance à Mittelbach, nous a induits en erreur. Merci, Marc C. de nous avoir remis sur le droit chemin ! Wasserbourg, et ses rampes à 16% sont une bonne entrée en matière de ce que sera la journée. La transhumance, et le caractère festif que les syndicats d'initiatives lui ont donné, feront criser tout le monde. Les vaches, leurs déjections et l'embouteillage ralentiront les progressions de deux groupes. Le petit Ballon est avalé, qu'il faut déjà se diriger vers la deuxième montée difficile, le col de Platzerwasel et ses rampes 10% qui ne terminent jamais.

Markstein sera notre ravitaillement, cette petite station de sport d'hiver vosgienne est la bienvenue, et tout particulièrement de retrouver Jacky B.C. accompagné de son épouse. On ne soulignera jamais assez le rôle et l'abnégation d'une assistance. Alors, encore au nom de tous, MERCI pour cette très gentille initiative. Le périple se poursuit, toujours entourés de ces autres deux roues qui eux sont motorisés. Ce long week-end de l'Ascension, fait que nous sommes loin d'être les seuls à vouloir découvrir les charmes des montagnes vosgiennes. Sans doute est-ce l'inconvénient de se trouver dans ces lieux d'exceptions, d'autres veulent aussi en jouir, mais en faisant moins d'effort. Le col du Bramont, la route des américains, la route des crêtes, les cols (qui n'en sont pas et heureusement, je commence à fatiguer) de la Schlucht et du Calvaire, le Lac blanc, suivit d'une descente vertigineuse pour conclure les 150km et regagner Orbey. Une bière prise au bar du village s'imposera, et l'adoubement d'un nouvel adhérent fort sympathique, Nicolas A. Ils sont deux à participer pour la première fois, au week-end club du SC Manissieux, Pascal J. et Nicolas A., deux nouvelles "recrues" de qualité qui auront été très appréciées par tous. Une mention, toute particulière, à Nicolas qui aura su faire preuve d'humour devant les gentilles moqueries, qu'éveillaient ses chaussettes de contentions (rouge, rose, ou encore bordeaux, bref je ne sais plus...).

J'ai su, un peu plus tard, que le premier groupe a été le théâtre de jolies bagarres au sommet des cols, que Patrick E. s'est illustré par sa générosité dans l'effort, que Sylvain B. a montré ses talents de grimpeur (il ne lui reste plus qu'à montrer ceux de rouleurs). J'ai su, mais bon c'est plus une surprise, que Dominique B., malgré sa course en Ultra Longue Distance en Slovénie, est inoxydable mentalement et physiquement. J'ai su aussi ce que peut être la solidarité entre cyclistes. Rémi V. casse sa roue carbone et compromet ainsi le reste de la sortie. La solution est d'appeler Jacky à Markstein, pour le ravitaillement cependant des cyclistes Belges proposent de prêter une roue de leur voiture d'assistance. Ouf!! Tu pourras finir ta journée sur le Vélo, Rémi. Dernier repas pris tous ensemble. On finit les bouteilles de Gégé pour l'apéritif, et l'on débriefe la sortie, tout le monde y va de son anecdote. Au menu, une choucroute, comme pour nous rappeler que nous sommes en Alsace. Pascal J., Nicolas A. rentrent ce soir, malgré les kilomètres dans les jambes, ils n'hésitent pas à faire les 450km qui les ramènent sur la région lyonnaise. Pas de danse ce soir, les cars sont partis ce matin, et pas sans que quelques photos soient prises, certains du groupe ont laissé des souvenirs à d'autres. Dernier jour, les traces de la veille sont encore dans les jambes. Le choix est de refaire la route des vins et ceci en touriste. Tout est assuré, pas de dénivelé, ou bien le minimum qu'impose la région. Descente d'Orbey à Kayserberg, très jolie ville alsacienne avant de rejoindre la route des vins, Riquewhir, Ribeauvillé, et autour de nous des hectares de vignes qui font la réputation de cette région. Nous prenons notre temps en rentrant prudemment dans ces villages pour quelques clichés. Les pavés sont sous nos roues, le spectacle de ces maisons colorées et fleuries face à nous. La balade est belle, comme l'esprit de ce groupe, habité d'un plaisir commun, le vélo. Il y aura seulement 55km à nos compteurs, et c'est les 4,5% de pente maximale, pour rentrer au centre de vacances, qui servira d'explication finale.

Douches prisent dans les chambres laissées à nos dispositions par la direction, et ce sont les "au revoir" qui s'imposent. Il faut rentrer chez nous. Un groupe joue les prolongations, afin de laisser encore agir la magie et clore ces quatre jours par un petit resto. Une nouvelle fois merci Eric pour ton organisation, et le travail que nécessite la volonté de faire qu'une trentaine de personnes soit contente, cela a été réussi.





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