Sporting Cyclo Manissieux


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LYON MONT-BLANC LYON 2015

LYON MONT-BLANC LYON 2015

Samedi 6 et Dimanche 7 juin 2015


Bravo à nos 4 mousquetaires Alain, Jean-Philippe, Michel et Robert pour ce magnifique raid vers le Mont Blanc et retour.


Mention spécial pour Michel qui participait à son 25ème LMBL !!!!





Samedi: 200 km, 3700 m D+

Dimanche: 200 km, 2860 m D+

C'est fait, j'ai bouclé mon 25e Lyon Mont Blanc avec mes trois copains Alain, Jean-Philippe et Robert.

Samedi 7 h 10 min, un peloton de 110 cyclos (une vingtaine est déjà partie en Audax) roule en direction du premier col de la journée, Le Clergeon; col très dur avec de nombreux passages supérieurs à 10 %. Alain s'envole, Robert le suit de peu avec Jean Philippe; moi je suis collé à la route; panne de jambes. Après 5 km je suis mieux et je reviens sur Jean Philippe qui a fait "chauffer le moteur"; nous finissons ensemble. Puis c'est la descente, dangereuse avec ses trous et ses passages ombre lumière. Crac ! un choc; Robert est passé dans un nid de poule. Inquiétude pour le "Dogma"; mais non, tout est ok. C'est ensuite la litanie de montées, descentes, en direction de la Balme de Sillingy.

La température monte; à Thonon il fait 36°C. Robert a des crampes; pas un point d'ombre dans le col de la Croix Fry. Alain est en tête, Jean Philippe est à 20 m devant moi jusqu'au 8e kilomètre. Robert souffre derrière. Je me mets en danseuse pour faire la jonction avec Jean Phi. Je suis pétrifié, changé en statue par les crampes. Je ne peux plus plier les bras, les jambes. Je ne peux plus m’asseoir, ni pédaler. Et... c'est bien connu, à vélo, si tu ne pédales pas, tu tombes ! Patatras, me voilà affalé au milieu de la route, tétanisé. Heureusement, il y a un chalet; j'appelle à l'aide; deux gars m'aident à me relever; je suis toujours en danseuse car je fais des pointes. Je ne peux pas relâcher mes mollets. Ouf, ça y est, je repars. Au sommet, nous voyons arriver Robert; mais quel sourire! Ah non, c'est un rictus de douleur... La descente, puis la remontée aux Aravis et enfin la descente sur St Nicolas la Chapelle. Surprise, le Centre d'accueil est en haut d'une montée à plus de 10 %. Après renseignement, nous apprendrons que 1 km de Savoyard égale 4 km de cyclo.
Nous franchissons ensemble la ligne, après que Jean Phi ait essuyé une terrible fringale. L'orage éclate; nous rejoignons notre chambre qui se transforme en un joyeux capharnaüm.

Après les mousses, le verre de Roussette avec Alain (pour soutenir la production viticole locale), le repas un peu long (1 h pour avoir accès aux pâtes !) c'est l'extinction des feux; 10 minutes plus tard, des cris dans la chambre; le Barça qui marque un 4e but ? Non, c'est Robert, assailli par les crampes, qui voue aux gémonies les femmes de petite vertu dans des termes que la morale et la probité de mon club m'interdisent de répéter.
Le lendemain c'est la préparation physiologique que notre "dealer" Alain distribue : Arnican et autres huiles essentielles censées nous faire monter les cols les doigts dans le nez ! Publicité mensongère !

Entre Ugine et le Col de Marocaz nous faisons admirer notre science du train : 36 km/h, relais par 4; ceux qui sont dans notre roue sont épatés ! (Eh, c'est Manissieux quand même !). Marocaz (dur, dur), Le Granier; puis retour sur Bourgoin; final à 40 km/h. Les copains me laissent finir le travail; respect pour mes 68 ans...

C'est l'arrivée, tous les 4 unis comme les 5 doigts de la main (j'étais prof de maths, mais aux Minguettes!).
Super week end avec mes 3 potes; Alain, la joie de vivre, son sourire et ses jambes de feu, qui vient nous chercher pour finir les cols; Robert, notre photographe, qui s'extasie devant les paysages: "Regardez-moi cette vue ; oh P'..., vise le chalet". Costaud avec ça pour monter sa carrure d'athlète en haut des cols et Jean Phi, la gentillesse en personne, attentif et prévenant pour son ancien. Avec Marc Chagny, c'est notre réussite car nous lui avons tout appris, ou presque ! Depuis, l'élève a dépassé les maîtres ! Alors que je lui vantais les exploits d'Alain associé à Hubert dans les Gentlemans, il nous dit : "Moi aussi j'aimerais faire une Charlemagne (la fatigue peut-être); Une Charlemagne ? Oui, ce qui se coure à deux. Ah, un Gentleman ?". Crise de rire (pas trop à cause des crampes dans les abdos).
L'Amitié, la Solidarité et la bonne humeur; que du bonheur.

CR: Michel
Photos: Robert




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