Sporting Cyclo Manissieux


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RAID PROVENCE EXTREME 2014

RESULTATS > Ultra distance

RAID PROVENCE EXTREME

7-8 juin 2014

585 km et 9400 m D+

Profil du parcours (âmes sensibles s'abstenir...)


Encore un exploi de Dominique qui termine l'épreuve en 4ème position et 1er de sa catégorie en 23 h 52' 45"

C'est ma 6ème participation au RPE, je sais donc ce qui m'attendune course d'ultra distance très difficile. J'ai une assistance très expérimentée composée d'Anne-Marie, mon épouse, de David Pauthier et d'Alain Rizzon. Tous les 3 m'ont déjàassistéde nombreuses fois. concurrents me sont largement supérieursle Luxembourgeois Ralph Disevincourt qui détient le record du Tour du Mont-Blanc, l'Italien Di Felice qui vient d'établir le record de la traversée de l'Italie du Nord Vintimille - Trieste et Hugues Ricco qui est pour moi, pour l'instant le coureur français d'ultra distance le plus performant. Je n'ai pas cité Jean-Pascal Roux, car malade, il n'ira pas plus loin que le premier contrôle. Pour la victoire de la catégorie, il va falloir que je bataille avec Pascal Bride.
11h, c'est parti pour environ 24 heurs de vélo à travers une Provence surchauffée. Il n'y a pas de round d'observation. Un groupe de 6 coureurs se détache dans le petit col de la Madeleine entre Bédoin et Malaucène. Je me retrouve seul derrière eux. J'aborde les premières rampes du Ventoux avec 3 minutes de retard, mais avec de très bonnes jambes. Rapidement, je rattrape et distance Igor Casimir. Un peu plus loin, je reviens dans les roues de Thomas Bécarud en compagnie duquel je franchis le sommet du Géant de Provence. Au premier contrôle d'Aurel, Jean-Pascal est là, et comme prévu, il a abandonné. J'apprends que l'Italien et le Luxembourgeois ont gravi le Ventoux en 1h13, loin devant moi. Mais je ne suis qu'à 4 minutes d'Hugues. Selon les plans établis, j'enfourche mon vélo de chrono pour rallier le deuxième contrôle distant de 80 kilomètres. Cela pour effet de distancer très rapidement Thomas. A Valensole, deuxième contrôle, j'ai toujours 4 min de retard sur Hugues. Mais à la sortie de Riez, je me trompe d'itinéraire par manque d'attention, et mon assistance n'est pas encore derrière moi pour me le signaler. Heureusement, lorsque je m'en aperçois, après un détour de 6 km, je récupère le bon itinéraire. Juste avant le troisième contrôle d'Aiguines, à l'entrée des Gorges du Verdon, je double Pascal Bride, qui profitant de mon erreur, m'avait dépassé.
Au contrôle, je ne décolère pas à l'encontre de mon assistance absente à Riez. Quand je repars d'Aiguines, j'aperçois Thomas, quelques lacets plus haut. Je vais essayer de rentrer sur lui pendant toutes les Gorges du Verdon. Mais l'écart de 3 minutes va rester constant. Je le retrouve enfin au 4è contrôle de La Palud. Je profite qu'il est en train de se restaurer pour repartir avant lui. Je ne le reverrai qu'à l'arrivée. A cause de mon erreur, mon retard sur Hugues est maintenant d'une demi-heure. Mon unique objectif est de garder ma 4ème place. Malgré la nuit tombée, je roule à bonne allure jusqu'à Oraison, le 5ème contrôle. Surprise, avant Forcalquier, Pascal me double. Je hausse le rythme pour garder le contact. Dans la montée menant à Saint-Étienne les Orgues, j'accélère, Pascal décroche immédiatement et irrémédiablement. alors l'interminable ascension de la Montagne de Lure. Je ne suis pas très vaillant, et je la gère du mieux possible. Enfin le sommet et le 6ème contrôle. Il est 1h50. S'ensuit une descente abominable, gravillonneuse et bosselée. Je remonte ensuite toute la vallée du Jabron jusqu'au col de Macuègne. Puis c'est la descente sur le magnifique village de Montbrun-les-Bains, tout illuminé
Le jour naissant, j'arrive à Sault, sans avoir eu sommeil de toute la nuit. Ça commence à sentir bon l'écurie. J'ai retrouvé un bon coup de pédale. Direction le Lubéron que je franchis sans difficulté. Me voilà maintenant à la Roque d'Anthéron, où se présente la Côte Sainte-Anne et ses 21 %. Bien que j'ai 34 x 28, je m'accroche pour passer. Au sommet, c'est le dernier contrôle. Je prends 5 minutes pour me restaurer et plonge sur Lambesc. Il me reste 2 côtes àgravir: celle de Vernègues et celle des Baux, 40 kilomètres plus loin. Après la descente de Vernègues, je reprends mon vélo de CLM. Après tant de kilomètres et avec un vent favorable, je me surprends à rouler de plus de 40 km/h sur le plat. J'ai décidé de finir avec ce même vélo, malgré la côte des Baux de Provence. Il est à peine 11h lorsque j'arrive à Saint-Rémy de Provence. J'apprécie que Hugues et Laure aient attendu 1 heure pour me voir arriver.
Il m'a fallu 24h pour parcourir 586 km et ses 9200 m de dénivelé. Je suis 4è au général et 1er de la caté.



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