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RESPIRATION

SANTE / ENTRAINEMENT

LA RESPIRATION ET LE TRANSFERT D’OXYGENE



L’être humain n’est qu’un «moteur thermique» qui - comme tout moteur de ce type - fonctionne au moyen d’un Carburant et d’un Comburant. Le Carburant est fabriqué «sur place» à partir d’une alimentation raisonnable, et constituée de Glucides, Lipides et Protéines, dans les proportions respectives d’environ 60 %, 25 % et 15 %.

L’Oxygène reste le seul Comburant naturel, qui permet de «brûler» ces aliments pour créer l’A.T.P., molécule qui génère l’énergie mécanique des muscles, lors de leur contraction durant l’effort. C’est dire l’importance de toute la chaîne du transfert et de l’utilisation de l’Oxygène :

-
Respiratoire: Captation dans le milieu ambiant [Pression dans les alvéoles pulmonaires].
- Cardio-vasculaire: Transfert des alvéoles pulmonaires au sang et aux muscles [Cardio-vasculaire].
-
Tissulaire: Libération au niveau des fibres musculaires [Formation de l’A.T.P].

L’étape Respiratoire, qui conditionne tout le transfert de l’oxygène, est capitale pour toute la suite du cycle, car le «passage» s’effectue à travers la paroi des alvéoles pulmonaires. On comprend facilement qu’une pression d’air plus forte favorisera cette «traversée» de l’oxygène :

- En affaiblissant l’épaisseur de paroi alvéolaire et en la rendant plus perméable.
- En s’opposant mieux à la tension artérielle du sang, qui augmente avec l’effort.

L’efficacité respiratoire est concrétisée par des études réalisées dans un Centre Médico-Sportif spécialisé, sous une dénomination exclusive - «
Coefficient d’Utilisation Pulmonaire: CUP» - Rapport du «Volume courant»: [Inspiration naturelle durant l’effort] et de la «Capacité vitale» [Volume maximal lors d’une inspiration forcée]. La Capacité vitale du Coureur ou du Cyclosportif se situe entre 4,5 et 7 litres, mais le «Volume courant» est souvent inférieur à 50 %. Or la consommation maximale d’oxygène [La VO2 max qui donne l’aptitude à produire l’énergie] est liée au Coefficient d’Utilisation Pulmonaire qui peut dépasser 75 % et plus… Sachant aussi que l’augmentation du Volume courant améliore le rendement par une dépense énergétique plus faible [Avec des cycles plus lents du diaphragme et des muscles intercostaux, qui sont coûteux au plan énergétique].

Pour améliorer l’efficacité respiratoire, commencer par expirer: Car personne n’oubliera d’inspirer…

- Expiration totale: Contraction abdominale, limite de douleur [diaphragme remonté, poumons comprimés].
- Inspiration profonde: Relâchement abdominal, au maximal [diaphragme abaissé, bas des poumons libéré].
- Fin des cycles: Arrêt 2 à 3 secondes: Fin d’expiration pour maintenir les alvéoles parfaitement vides et en fin d’inspiration pour les distendre par un «remplissage» maximum: Faire un cycle de 5 à 10 respirations profondes le matin. Et à d’autres moments de la journée.

Une autre méthode - d’origine Hindoue - permet de forcer le transfert d’oxygène en «concentration» et donc sans autre effort physique.
Explication: La respiration naturelle de l’athlète transite un volume d’air de 180 à 200 litres par minute dans ses poumons, et souvent plus, donc de 29 à 42 litres d’oxygène [ ratio 20,93 % ] pour n’en utiliser que de 5 à 7 litres au maximum pour la production d’énergie. Ainsi à chaque expiration, l’athlète rejette 75 à 80 % de l’oxygène qui transite dans ses alvéoles. Mais si on s’efforce de bloquer la pression, on peut concevoir que le transfert de l’oxygène se poursuivra, en favorisant une sorte «d’éducation réflexe».
Pratiquer cette respiration profonde plutôt au réveil en position relaxée. Alterner la circulation d’air vers le poumon droit en basculant le corps vers la gauche
[compression des muscles intercostaux] en fermant d’un doigt la narine gauche. Puis à l’inverse pour le poumon gauche, toujours en expirant alternativement par la même narine.

La méthode se décompose en quatre phases d’égale durée, que l’on pourra augmenter progressivement :

- Inspiration lente et contrôlée: Par une narine jusqu’à la limite extrême de la capacité pulmonaire.
-
Blocage 5 secondes: Pour le transit maximal d’oxygène [Pression maximale, alvéole distendue]
-
Expiration lente et contrôlée: Par la narine opposée jusqu’au vide le plus total des poumons.
-
Blocage 5 secondes: Pour resserrer la paroi des alvéoles et provoquer un intense besoin d’oxygène.

Au début, effectuer 5 cycles consécutifs, sur 4 phases de 5 secondes
[donc, inspiration toutes les 20 secondes] en respectant bien les inspirations et expirations lentes et contrôlées ainsi que les blocages maximaux et à vide. Puis passer progressivement à 6 - 7 - 8 secondes [inspiration toutes les 30 secondes environ]. Ou plus…

Conclusion Toutes les expériences sur de nombreux Sportifs - surtout âgés - confirment la corrélation entre l’amélioration du «Coefficient d’Utilisation Pulmonaire: CUP» et la «VO2 max» qui conditionne le potentiel énergétique, et plus largement physiologique. Cette mesure est donc essentielle lors d’un Test Médico-Sportif, ainsi que le suivi de ce Ratio d’oxygénation [VO2 / Transit O2].


Par Robert Gauthier, Ingénieur thermodynamique






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